Dédé au fourneau tente de me refourguer n’importe quoi dans le merveilleux lapin à la crème et champignons qu’il prépare amoureusement ce soir. « Du curry ma chérie ? », non bof. « Des herbes de Provence », non plus. Le tout en boucle, histoire de voir si une faille neuronale va me faire dire oui à ses envies culinaires bizarres.
Que vous dire à part que je meure de faim (la salade au très mauvais jambon, à ne plus racheter, ne m’a pas suffit ce midi).
Ah oui, j’ai perdu 2 cm.
De tour de taille, de hanches et de cuisses. Sans régime (puisque je vous dis que j’ai faim) et sans trop forcer au sport (une fois par semaine ça n’a jamais fait fondre grand monde).
Oui mais. J’ai arrêté les paninis combo pâtes au thon du café du coin et j’ai varié mon alimentation.
Sushis, Wraps à la goberge, salade de fruits et autres mets des bourses alimentaires du coin. Quésako ? Ici, une bourse alimentaire est une place (en sous sol) assez grande, regroupant diverses enseignes de restauration rapide, allant du burger, à la salade en passant par les pizzas et les soupes tonkinoises. Bref, aucune grande cuisine en vue mais assez de variété pour des prix raisonnables.
De quoi me faire perdre mes kilos accumulés cet hiver du fait de ma flemmardise légendaire.
Puis je me suis mise au yoga. Et un peu de musculation pour me donner bonne conscience.
Rien de révolutionnaire ni d’extrêmement contraignant.
Ceci dit, je sais très bien que je ne vais pas mincir plus que ça. De toute façon, je suis incapable de ne pas me faire des orgies à notre chinois préféré, de ne pas tartiner généreusement du beurre de cacahouète sur mon pain, et de résister au moindre chocolat qui passe.
De même que moi et le sport, on n’est pas super copains.
Donc je profite de cette perte miraculeuse du gras de l’hiver jusqu’à mon prochain engraissement de marmotte qui hiberne.
Même si le beau temps met un temps fou à venir, au moins j’ai droit à une maigre consolation (c’est le cas de le dire).
Vous avez dit