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Si tu as une pomme, que j'ai une pomme, et que l'on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j'ai une idée et que l'on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées.
Shaw, George Bernard (1856-1950)

 

 



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Samedi 30 septembre 2006

Quand j’étais petite, on me disait que l’argent ça se gagnait en travaillant dur, en passant des diplômes, en faisant plus que les 35H, en ayant aussi des relations (le frère de l’ami du père de l’oncle de…). Mais voici qu’une étude vient balayer toutes ces belles certitudes. Pour gagner de l’argent, il faut boire…et pas que de l’eau.

Explications !

Mardi 26 septembre 2006

Non je ne me suis pas mise au rap. J’ai juste assisté à un concert de « l’a55em8lée » (l’assemblée), les gars du peuple ! Il s’agit d’un groupe de Hip-Hop Québécois qui fait un carton en ce moment dans les hits parades avec passages à la télé et tout et tout !

Vous allez me dire que bon c’est cool mais voilà…et bien en fait, pour la petite histoire, je les ai vu en vrai dans le salon de David et Joujou. Oui, oui, juste en face de chez nous. Je vous explique : Jouhara a une association, Métiss’ arts qui va permettre à nos loustics de fouler le sol français pour un spectacle Hip Hop Franco Québécois. Bref, tous les détails sont sur le site : elle explique tout ça mieux que moi !

Donc samedi soir, petite soirée sans chichi avec nos amis au Club Soda pour écouter divers groupes. Je ne vous raconte pas l’attroupement de groupies au bord de la scène pour voir de plus prés et même toucher Ironik et Narkoi. Moment comique : un de leurs amis qui a provoqué une séance de dédicace géante en demandant de faire signer son album par les membres de l’assemblée. C’est dur la vie de star.

Lundi 25 septembre 2006

Par où commencer ? Pas qu’il m’arrive tant de choses que cela. Depuis que je travaille, c’est plutôt le sempiternel refrain du métro-boulo-dodo…et sport !

Enfin, pour le sport, j’ai juste choisi le lieu, j’ai payé les trois mois d’abonnement en promo. Reste plus qu’à y aller. Et là, je n’ai pas d’excuse. C’est à deux minutes, montre en main, de mon boulot, c’est ouvert de 7h du matin à 9h du soir. Il y a même des cours entre midi et deux heures. Et c’est exclusivement pour les filles !!! Cela signifie : pas de gros lourdos qui vous matent en douce ou vous draguent ouvertement, que des cours spécifiques pour nous, que des appareils pour nous (et pas des machines barbares pour soulever des kilos et des kilos de fonte). Bref je suis ravie et mon chéri aussi (je vais redevenir celle qu’il a connue avant les bons petits plats et les soirées pantoufles).

Le jour du premier bilan de santé va faire mal au moral. Mais comme on dit, plus on part de loin, plus la marge de progression est forte (enfin, ça c’est surtout pour me rassurer).

C’est pas l’heure du goûter là ?

Jeudi 21 septembre 2006

Ce midi j’ai pris deux heures de pause. Rien que ça. Et pour mon plus grand plaisir, celui de retrouver mes anciens collègues autour d’un brunch chinois dans le temple du riz cantonnais : le Kamfung. Celui où pour 15 dollars tu manges plus que de raison. Celui aussi où nous avons été malade après un brunch là-bas. Mais c’était la seule fois…pour le moment. Je vous tiens au courant de l’état de mon estomac d’ici demain…

Revenons aux collègues. Comme je vous le disais, je les ai retrouvé là-bas pour parler des cours, de mes anciens étudiants, de mon ancienne entreprise, de mon nouveau projet, de ma nouvelle équipe. C’est comme si je les avais quitté hier. La même envie de discuter avec eux, la même facilité de leur parler. Et puis de idées par Troôollée comme ils disent ici. Des idées de travail, de sorties, des bonnes adresses… On a pris rendez-vous pour un festin indien. J’ai hâte !

Mardi 19 septembre 2006

Non, non, ne le prenez pas pour vous. Ce n’est pas une injonction pour vous faire trimer. Ni un constat amère sur « la vie est dure ». Juste un petit article sur cette société en mouvement qui oblige la plupart d’entre nous à devoir nous adapter vite et bien, sous peine de passer pour des rétrogrades.

Alors, vive le changement ?
Lundi 18 septembre 2006

Marre de faire le ménage. Entre deux séquences de rangement, je vous livre ces quelques pensées. Elles valent ce quelles valent et comme on dit si bien, les conseils ne font plaisir qu’à ceux qui les donnent, mais ça ne fait jamais de mal de le rappeler de temps en temps.

En effet, les plus aguerris d’entre nous savent déjà tout cela. Je le laisse donc ici pour les ptits djeuns

Depuis le début de ma courte vie professionnelle (moins d’un an au Canada et 9 mois et des brouettes en France) voici quelques conseils glanés ici et là et tirés de mes expériences (l’observation est mon passe temps préféré). La liste pourrait être plus longue mais je n’ai gardé que ceux qui m’ont le plus sautés aux yeux.

Le professionnalisme : rester professionnel et ne pas se laisser envahir par tout ce qui est différent du travail. Enfin, ne pas le montrer en tout cas.

La vie privée : ne pas s’étendre sur sa vie privée avec tout le bureau, encore moins si les collègues peuvent être amenés à rencontrer votre moitié, d’autant plus si c’est un ou une collègue.

Le chialage : chialer à droite à gauche te décrédibilise vis-à-vis de tes collègues et de ton boss qui en ont marre de t’entendre geindre. Eux aussi ont des problèmes.

L’organisation : être organisé. Les seules personnes au monde qui ont le droit d’être un peu au dessus des réalités sont les artistes car on leur pardonne plus facilement (la bonne excuse). Et encore, pas toujours.

Rester calme, parler à voix basse (sinon vous passez pour une hystérique si vous êtes une fille et pour un chefaillon si vous êtes un gars)

Casser du sucre sur le dos des autres, surtout s’ils font du bon travail et qu’ils sont appréciés par le boss. Effet inverse assuré.

Garder les bonnes distances avec la hiérarchie. Ni trop prés, mais pas trop loin non plus.

 

Bref, il faut croire que si tu suis cette ligne de conduite tu t’évites bien des ennuis. Cela paraît bateau pour certains voire même normal d’agir ainsi mais j'ai pu constater que quelques personnes commettent encore ces erreurs.

 

Jeudi 14 septembre 2006

Comme je vous en avais brièvement parlé, je suis en train de faire mes démarches pour obtenir la résidence permanente au Canada. Cela signifie courir après tout un tas de papiers tels que des diplômes, des attestations de stage et d’emploi…et surtout, une déclaration de conjoints de fait et un nouveau visa!

 

En effet, je vais passer la corde au cou de mon chéri : nous allons être officiellement conjoints de fait. Cela signifie tout simplement que la société reconnaît que nous vivons sous le même toit, partageons le même lit (même quand il prend tout la place), la corvée des courses, le ménage, le repassage, bref toutes les petites choses du quotidiens qui lui donnent sa saveur (vivement que je gagne au loto…enfin pour ça il faudrait que je joue…).

 

Ceci dit, ne vous réjouissez pas trop vite, les faire parts ne sont pas pour tout de suite.

 

Tout ça pour vivre au Canada par -40 l’hiver et sous un mètre de neige. Rengagez-vous qu’ils disaient, rengagez-vous…

Mardi 12 septembre 2006

…d’avoir été si longue pour vous donner des nouvelles. Mais vous comprenez, entre mon travail de jour (mon super génialissime projet de jeu vidéo), mon travail de nuit (sortir avec ma maman dans tous les endroits branchés de Montréal), ma demande de résidence permanente, le retour de Dédé de Paris, bref que de bonnes choses, et bien je vous ai totalement délaissés. Oui, comme un chien qu’on oublie sur le bord de l’autoroute, un vieil oncle dans une maison de retraite, un chewing gum sous un bureau…

Pas que j’ai plus de temps aujourd’hui (Maman est toujours là, taillant une bavette avec son futur gendre) ou de l’inspiration. C’est juste ma conscience qui me travaille.

Alors voici pour vous un petit article qui lui aussi traînait au fond d’un Word :

 

L’hyperstimulation, la surinformation, le multitasking, la course à la performance, le burn out. Des termes de plus en plus familiers. Trop familiers. Tous ces maux de la société moderne qui découlent de notre mode de vie de plus en plus abrutissant.

Je ne compte plus les articles que j’ai lus à ce sujet. En voici un qui à l’art de remettre les pendules à l’heure : La vie devant soi

Et le pire dans tout ça, c’est que cela concerne toutes les catégories de la population. Pas seulement les cadres hyper speedés à la liste de responsabilités aussi longue que ma liste des choses à faire et qui traînent depuis 3 mois (bizarrement ce n’est pas le cas au boulot…).

Le culte de la perfection atteint tous les domaines et la moindre erreur de notre part nous est renvoyée en pleine figure comme si notre vie entière et nous même nous résumions à cet instant et cette action.

 
 
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