Il y a des jours où les 10 dollars canadiens dépensés pour une séance de cinéma sont justifiés. En effet, qui n'est jamais sorti d'une salle obscure avant la fin d'un film (ou tout du moins ce qui était annoncé comme tel) en déchirant de rage son billet, qui ne s'est pas endormi dans les presque confortables fauteuils pour autre chose que de la fatigue, qui n'a pas passé sa séance avec son portable en mode silencieux à envoyer des textos de désespoir.
Bref, toutes ces scènes ne devraient pas arriver avec le dernier bébé des studios Disney.
Bon je vous l'accorde, les risques étaient grands de tomber dans le grandiloquent, le mélodramatique ou le bâclé, histoire de faire un film de plus pour cartonner au box office et couler encore plus les petites productions à la frappe marketing faiblarde.
C'était sans oublier les « je-ne-sais-combien-mais-yen-avait-beaucoup » d'artistes au générique de ce film.
De même, faire la suite d'un film est un exercice difficile où l'on avance en terrain miné. Cependant vous aurez remarqué qu'une nouvelle tendance se dessine depuis peu. En effet, nous commencions à être habitués à des suites telles que « les dents de la mer 32 », « le retour du comeback de la momie III » ou « chéri j'ai agrandit quatre fois les gosses après les avoir rétrécis, résultat je ne sais plus qui d'eux ou moi est normal ». C'est-à-dire de brillants navets, qui une fois l'effet de surprise passé du premier opus, s'enlisent dans leur nouveauté qui devient du déjà vu et du réchauffé (Comme Matrix? Oui comme Matrix). Bref depuis peu les suites redorent leur blason et acquièrent leurs lettres de noblesse. Il faut dire que le public s'y trompait de moins en moins et délaissait les suites au cinéma pour mieux les télécharger (bouh c'est vilain pas bien!...hum). Les producteurs et réalisateurs se voient donc obligés de faire aussi bien voire nettement mieux que le précédent pour attirer les foules échaudées et de moins en moins disposées à payer pour ce loisir (voir le chiffre d'affaire de l'industrie du jeux vidéo en comparaison).
Il ne s'agit donc pas de braquage à l'italienne. Ce mauvais film là vous l'avez tous vu dimanche (désolée, je n'ai pas pu m'en empêcher). Mais du fameux Pirates des caraibes II avec l'inénarrable Johnny Depp en, plus vrai que nature, Jack Sparrow. Pour ne pas vous gâcher le plaisir de découvrir ce film, je ne vous dévoilerai rien de la noirceur de cette suite, ni des innombrables effets spéciaux, encore moins des gags plus drôles les uns que les autres, ou de l'ambivalence des sentiments de...hum...bref je vous dirai juste que ce soir là, la salle était comble et qu'elle s'est manifestée bruyamment à la fin du film par des applaudissements.
S'il n'y avait qu'un film ça serait celui là (et Harry Potter, je peux aussi?). Alors évitez les hots dog même pas bons et le pop corn racorni, pour vous jeter goulûment sur ce film.
Ps : En cas de mécontentement, je ne rembourse aucunement les places.
Vous avez dit