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Si tu as une pomme, que j'ai une pomme, et que l'on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j'ai une idée et que l'on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées.
Shaw, George Bernard (1856-1950)

 

 



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Mardi 26 juin 2007
Avez-vous déjà remarqué qu’il y a des gens à qui il n’arrive que des choses extraordinaires et qui racontent des histoires incroyables ? Et pourtant, vous vivez-vous aussi des événements qui selon le point de vue abordé et la manière de le dire peuvent paraître absolument fantastiques.

 

Petit exemple véridique,

 

En ce beau week end de trois jours, nous nous sommes baladés le long des routes montréalaises au volant d’une Ford Mustang flambante neuve, d’un rouge vif à en faire pâlir les Ferraris. Puis nous sommes allés flamber au casino de Montréal, grand orgue monumental posé sur le bord de l’eau. Nous avons pu y déguster divers fruits de mer et autres pétoncles délicieux avant de nous plonger dans la fontaine de chocolat. Entre temps nous avons effectué un tour de circuit, celui là même qui accueille le grand prix de F1 du Canada. La soirée passée entre amis fut exquise.

 

Voici maintenant la version non améliorée ni édulcorée du même événement.

 

Deux amis sont passés nous prendre en retard avec une Ford mustang de location. Ils ont eu ce modèle par hasard, la première catégorie, et donc la moins chère, n’ayant plus de véhicules disponibles. C’est avec des estomacs vides et un sens de l’orientation restreint que nous avons loupé l’entrée du pont puis du casino pour nous égarer sur le circuit du grand prix du Canada. Circuit que nous avons fait à 30 km heure, la vitesse étant hélas très limitée. Puis nous nous sommes rués sur le buffet à volonté d’un des restaurants du casino, enfournant crevettes grillées et fruits de mer avant de finir, rond comme des barriques, sur une fondue au chocolat. Nous avons ensuite dépensé le restant de notre maigre budget dans les machines à 5 cents et 25 sous sans grand espoir de devenir millionnaire.

 

…Impressionnant, non ?

 

Ceci dit, la version qui me reste en mémoire se rapproche plus de la première que de la seconde. Comme quoi nous embellissons nous même nos souvenirs pour qu’ils nous soient plus agréables, tel un bon film que l’on se passe et repasse avec nostalgie.

 

Samedi 5 mai 2007

Après une semaine difficile avec des journées bien chargées, me revoilà pour vous conter la suite des événements.

 

Je vous avez laissés sur votre faim (mais pas sur la notre) avec le Kamfung. Le lendemain nous sommes allés nous dorer la couenne au soleil dans un parc. Car oui le soleil est là, bien accroché dans le ciel, et décidé à ne pas se faire la malle de sitôt. Volley ball pour Dédé et farniente pour moi. Le temps était encore frais mais appréciable au sortir de l’hiver.

 

Dimanche, une amie nous a fait découvrir le marché Atwater et ses délices. Dédé s’est rué sur le fromage et les petits pains. Quant à moi, j’ai dévalisé un traiteur italien. Puis nous n’avons pas trop traîné pour aller voir les résultats du 1er tour des élections présidentielles. Avec le décalage horaire il était 14h environ. Juste le bon moment pour entamer les fromages et le pain.  

 

Après, comme je vous l’ai dit, une longue semaine de travail bien éreintante. Puis de nouveau le WE (logique) avec petit tour au marché Jean Talon et soirée arrosée.

 

Demain nous avons prévu un petit brunch, puis un tour au Canal Lachine.

 

Le WE, ça devrait être tous les jours.

Dimanche 29 avril 2007

Enfin me revoilà. Enfin. Espérons que ça soit pour un moment.

 

En effet, outre le mauvais temps qui commençait à trop durer à mon goût, la semaine dernière fut chargée en travail et émotions. De plus, l’envie de socialiser avec du monde (et pas seulement mes consoles de jeu et Dédé) reprend le dessus avec les beaux jours.

 

Que s’est-il donc passé entre temps ?

 

Comme je vous l’avais très brièvement dit, je suis allée à l’exposition Walt Disney au musée des Beaux Arts de Montréal. Cette petite sortie était organisée par notre club social. J’ai pu y découvrir les dessous des premiers dessins animés de Disney (toute mon enfance). En effet, l’exposition fait le tour des différentes sources d’inspiration pour les films et de quelques anecdotes sur le maître. Je vous la conseille vivement mais je rajouterais : « prenez un guide ». C’est lui qui vous révélera tout ce qu’il y a à savoir.

Ensuite, nous avons eu droit à un verre gratuit au bar du musée (par verre, il faut y voir « de vin blanc » entre autre). Et comme dans un groupe il y a toujours des personnes qui ne boivent pas, et bien nous avons eu droit à un deuxième verre…hum. Sur ce, nous sommes parti manger, à l’improviste et en petit comité, à un restaurant japonais (mais tenu par des chinois) où le menu principal est fait de sushis, sashimis et makis…à volonté. Miam ! J’ai donc mangé plus que de raison et passé une très bonne soirée. Tellement sympa que j’en ai oublié l’heure et le Dédé qui m’attendait depuis une heure à la maison.

 

Petite précision : ni lui ni moi n’avons de téléphone portable.

 

Donc je me rue vers le métro. Qui ne fonctionne pas pour cause de cas 904 ou quelque chose comme ça. Cela me met donc très en retard et me permet de tailler encore la bavette avec les quelques collègues restants.

 

Je rentre enfin. Et je trouve le Dédé furieux et très inquiet. Pardon mon Dédé. Mais en même temps, il a enfin compris pourquoi je me mettais dans des états pas possible quand lui aussi avait deux heures de retard.

 

Je ne m’attarderai pas sur l’inénarrable Kamfung du vendredi soir où nous avons une fois de plus bien mangé. (Vous remarquerez que l’on aime bien manger avec le Dédé).

 

Pour ne pas vous faire attendre plus que ça, voici ce début d’article pour votre dimanche matin (quoi, vous ne vous baladez pas sur internet le dimanche aux aurores ?).

 

La suite au prochain numéro…

Dimanche 4 mars 2007

Que je vous rassure, je ne me suis pas encanaillée jusqu’à l’aube avec alcool en sus. Rien de tout cela.

 

Hier Montréal avait le cœur en fête et c’est by night et gratuitement que nous avons pu profiter de nombreux aspects culturels de la ville.

 

Je dois avouer que je ne vous parle pas beaucoup de cette ville bouillonnante alors que l’un de mes nouveaux restaurants préférés est le Café du nouveau monde, le restaurant du Théâtre du Nouveau Monde. Mais ce qui m’étonne le plus c’est le nombre de salles de concerts, de cinéma, d’événements culturels que l’on trouve dans cette ville. Je ne vous parle pas des festivals comme les Francofolies et le Festival de Jazz.

 

De plus, tout cela n’a pas seulement lieu l’été pour rattraper un hiver frileux. Non, hier par – quelque chose, le tout Montréal s’était donné RDV pour La Nuit Blanche.

 

Nous avons donc commencé notre périple, armés de tuques et de bonnes doudounes, par de l’orgue dans une église. Ensuite, nous sommes passés voir un petit concert de blues qui a mis le feu à la salle et nous a laissé avec le rythme dans la peau. Nous nous sommes ensuite dirigés au hasard des rues, croisant sur notre chemin l’église du Gésu. Petite chorale, activités spirituelles (on laisse nos secrets sur un papier confidentiel, et ceux-ci seront retranscrits par des artistes en œuvres d’art).

Nous quittons les lieux pour rejoindre un musée sur l’histoire de Montréal puis finissons la soirée au vieux port au son de la techno et en admirant les casse-cous qui se lancent sur les glissades de glace.

 

Tout cela en moins de trois heures. Ce mélange des genres était étourdissant mais tellement dépaysant. J’ai hâte de recommencer.

Dimanche 26 novembre 2006

Avant de vous écrire quoi que ce soit, je tiens à vous rassurer sur ce point : je suis un peu moins fatiguée. Un peu. Mon vendredi s’est déroulé normalement : à courir à droite à gauche, à régler des problèmes en trouvant des solutions, à faire des miracles, à suivre tant bien que mal mon cours d’anglais.

Le soir même, Dédé m’a rejoint pour effectuer quelques courses : récupérer des jeux vidéos et acheter une bonne bouteille de rosé pour notre soirée chez David et Joujou. Je vous avez déjà parlé de Joujou et de son association Métiss’arts ici.

Arrivés chez eux, nous attendaient un canapé confortable et deux immenses plats de lasagne auxquels nous avons fait honneur, ainsi qu’une salade à la sauce délicieuse dont nous avons indûment piqué la recette. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu les deux loustics. En effet, Joujou était partie en tournée en France et au Québec avec ses groupes, enchaînant les interviews, les télés et les radios (quelle star!) pendant plus d’un mois et demi.


Après cette soirée des plus agréables, nous sommes repartis non sans ramener une bonne assiette de lasagne.

Lasagne que nous allons manger ce soir avec une bonne salade et une nouvelle sauce…

 

Entre temps, j’ai découvert les plaisirs des jeux d’arcade sur la Xbox360 (en gros je suis accro et je sens qu’il va y avoir la guerre à la maison pour savoir qui va jouer).

Dur Week End.

Jeudi 19 octobre 2006

Cette nuit, dans un sursaut de lucidité rare, je me suis réveillée avec cette phrase en tête : « Les gens doivent me prendre pour une inculte! Et une pantouflarde! ». En effet, point de récits émouvants sur mon dernier trek au fin fond de la Gaspésie. Point de long discours sur la beauté de telle ou telle ville, de telle ou telle exposition. Ni même un petit tableau, livre, film raconté en long en large et en travers avec critique personnelle. Bon j’avoue qu’en ce moment je suis plus souvent devant les derniers épisodes de Desperate Houswives (en VO s’il-vous-plait), que à la dernière exposition en hommage au grand peintre Fernando Yakitamakota (ne cherchez pas il n’existe pas).

Alors pour rattraper cette inculture et vous montrez que mon cerveau est musclé (lui au moins), je vais vous faire part ici de mes dernières lectures :

 

Ensemble, c’est tout : Anna Gavalda

Celui-là, je ne pouvais pas ne pas le lire et ce, pour deux raisons : j’ai beaucoup aimé les nouvelles de « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » et il faudrait être miro comme une taupe pour ne pas l’avoir vu sur toutes les tablettes des bonnes librairies. C’est le tube du moment au Québec version livre en format poche. Alors comme il était bien épais (ce qui signifie que je ne vais pas le lire en deux jours comme l’autre), je me suis laissée tenter. Et je n’ai pas regretté, bien au contraire. Les personnages sont très attachants malgré (ou grâce) à leur faiblesses, peurs, manques, doutes. Il s’agit d’une rencontre improbable entre des personnalités différentes qui vont trouver chez l’autre ce qui leur faisait défaut. Cette bande de bras cassés est si touchante que vous aurez du mal à laisser votre livre avant de savoir ce que la vie leur réserve comme lot de joies, de déceptions ou de surprises.

Pars vite et reviens tard : Fred Vargas

L’achat de ce livre relève du hasard et un peu de la radinerie. J’étais au départ partie pour acheter un livre de la collection 10/18 lorsque je me suis aperçue que pour le même format, le même nombre de page et le même sujet (policier) il était au minimum 5 dollars plus cher que ces confrères. Et comme je n’aime pas qu’on se fiche de moi (qu’est-ce qui justifie que tous les livres de cette collection soit plus chers? Ils viennent en Concorde?) et bien je prends dans une autre collection, un autre auteur, mais moins cher… Bref je me retrouve avec ce livre dans les mains, couverture trop aguicheuse et mystérieuse à mon goût (ah le marketing!), titre qui ne me dit rien qui vaille. Mais j’aime le risque.

Après un début assez difficile (départ sur un personnage assez long, mise en route des ficelles de l’histoire), je suis restée scotchée à l’histoire…même après avoir fini le livre, je voulais le continuer…Belle intrigue, de la culture, du suspens, des anti héros qui nous font croire que nous aussi on peut être un jour utile et extraordinaire. Bref, je suis enchantée et je n’hésiterai pas lors de ma prochaine visite dans une librairie à reprendre un de ses romans.

Allez, je vous laisse digérer tout se savoir tranquillement.  

Mardi 26 septembre 2006

Non je ne me suis pas mise au rap. J’ai juste assisté à un concert de « l’a55em8lée » (l’assemblée), les gars du peuple ! Il s’agit d’un groupe de Hip-Hop Québécois qui fait un carton en ce moment dans les hits parades avec passages à la télé et tout et tout !

Vous allez me dire que bon c’est cool mais voilà…et bien en fait, pour la petite histoire, je les ai vu en vrai dans le salon de David et Joujou. Oui, oui, juste en face de chez nous. Je vous explique : Jouhara a une association, Métiss’ arts qui va permettre à nos loustics de fouler le sol français pour un spectacle Hip Hop Franco Québécois. Bref, tous les détails sont sur le site : elle explique tout ça mieux que moi !

Donc samedi soir, petite soirée sans chichi avec nos amis au Club Soda pour écouter divers groupes. Je ne vous raconte pas l’attroupement de groupies au bord de la scène pour voir de plus prés et même toucher Ironik et Narkoi. Moment comique : un de leurs amis qui a provoqué une séance de dédicace géante en demandant de faire signer son album par les membres de l’assemblée. C’est dur la vie de star.

Mercredi 16 août 2006

Hier soir on a fêté comme il se doit (avec un peu de retard) l’anniversaire de Leslie (mais oui, celle de la piscine). Le traditionnel repas s’est déroulé dans un lieu qui l’est un peu moins : l’upstairs (attention, en réalité le texte est écrit à l’envers sur la porte…je ne sais pas si c’est une erreur voulue ou une faute qui s’est transformée en image de marque). La particularité de l’endroit est double : la musique est jazzy et surtout elle est jouée en direct.

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé d’écouter un CD tranquillement chez vous et de vous imaginez dans un bar cosy, où le maître mot est « savourer ». Savourer la musique, son verre, son repas, le temps…C’est magique !

Seul bémol, un service un peu long. Je vous conseille donc d’y aller en avance si vous voulez manger à l’heure voulue (et de réserver car le lieu est très prisé).

Malheureusement j’ai du légèrement écourter la soirée pour me coucher à une heure décente (hum) car comme vous le savez : C’est ma première journée de boulot dans ma nouvelle entreprise !!!

Argh…comment ça j’ai l’air stressée ? Même pas vrai !

 

 
 
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