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Si tu as une pomme, que j'ai une pomme, et que l'on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j'ai une idée et que l'on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées.
Shaw, George Bernard (1856-1950)

 

 



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Samedi 28 octobre 2006

Un petit relent de nostalgie aujourd’hui avec un retour à l’Université.


 

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"U comme Usine...Euh non, Université


Alors comment dire...

En prépa, nous étions une vingtaine de valeureux guerriers dans notre classe, une centaine en tout dans la section post bac. Une vraie petite famille.

Puis l'école de commerce a ouvert de nouveaux horizons avec la présence d'au moins 350 joyeux drilles par promo (je crois en tout deux mille personnes...dont les gésup géspé et quelques MBA). Ce qui change quand même et agrandit sacrément la famille.

Et là, comment dire...là, le nombre d'étudiants à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) est équivalent au nombre d'habitants de la ville de Grasse (ma ville d'origine)...soit 42 000 âmes qui foulent le sol de mon université...non, il n'y a pas qu'une seule porte d'entrée...

Les universités au Canada (USA aussi) sont de véritables villes dans la ville. Elles occupent plusieurs bâtiments reliés entre eux par des souterrains (le Montréal Underground fera l'objet d'un post), sont desservies par des stations de métro à leur nom (ici Concordia, McGill, Berry-Uqam), et drainent une population hétéroclite du fait de la diversité des cursus proposés (Sciences, sciences de la gestion, en passant par l'histoire et la sociologie, mais aussi la musicologie et le design).
Ici, pour vous inscrire au registrariat, il faut prendre un ticket et faire la queue (une cinquantaine de personnes attendent avant vous) ; faire faire sa carte étudiante relève d'un jeu de patience subtil (sauf pour les prévoyants qui l'ont déjà avant que les cours ne commencent...ouf!!), et une fois la queue faite (oui là aussi), on vous tire le portrait et on vous édite la carte en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

L'accès aux salles de cours. D'abord repérer le bâtiment, puis l'étage et enfin la salle dans le dédale des couloirs.
Même problématique lorsqu'on doit aller au service informatique ou à l'administration...
Ici les ascenseurs sont légions et les prendre ne relève pas de la fainéantise.

Les avantages (oui il y en a) : les équipements sportifs, dignes d'une véritable ville (puisque je vous le dit depuis le début). Escalade, natation (piscine couverte), salle de muscu avec aqua spinning (en gros faire du vélo avec de l'eau jusqu'à la taille), bref tous les sports co et individuels gratuits...et puis d'autres, pas gratuits, mais pas très chers. Bref, il y en a vraiment pour tous les goûts.

Particularité légèrement embêtante : l'université est payante (à peu prés la moitié du prix d'une année d'école de commerce)
Particularité plus embêtante : tout est payant
L'attestation pour les transports en commun comme quoi vous êtes bien étudiants : payante (2$...mais 2$ quand même!)
Les polys de cours, qui ne sont d'ailleurs pas de vulgaires polys, mais reliés et publiés : payants (30 $...arghhh rendez-moi ma repro!)
Les cas...non vous ne rêvez pas, les cas à faire sont payants (il faut croire que l'abattage de hêtres dans la région est une activité hautement lucrative)
Les livres nombreux à acheter : payants
L'utilisation des imprimantes : payante (0,05$ la copie il me semble)
D'ailleurs la vente des livres et polys relèvent d'une organisation minutieuse. Des salles sont affectées à la réception des cartons (ne pas oublier : 42 000 étudiants qui ont besoin de plus d'un livre) dans chaque bâtiment en fonction du domaine d'étude. Des gentils étudiants sont là pour vous remettre les ouvrages et vous faire entendre le doux murmure de la caisse enregistreuse (moi c'est mon portefeuille qui hurle!), pendant que d'autres vous mettent en ligne et vous dérident les zygomatiques pour vous faire patienter.

Quelle organisation mes aïeux (groupe de musique du folklore québécois aux accents modernes)!
Question : faut-il où non s'inspirer de ce modèle pour redynamiser le mammouth français (l'Education Nationale) et au passage lui faire faire (et aux futurs contribuables que nous sommes) des économies? Le débat est lancé..."

Mardi 17 octobre 2006

Comme je suis d’humeur ce matin, malgré une courte nuit, un réveil difficile et un métro bondé, je vous livre un ancien « nouvel » article de Feu mon blog (Do Canadians Have What It Takes).

 

J’ai choisit ce petit morceau car pas plus tard que ce samedi, je suis retournée aux trois brasseurs avec mon Dédé (qui s’est rué sur la choucroute et le pain perdu) et une très bonne amie, Khady. D’ailleurs faîtes moi  penser à faire un article sur Kadhy et ses activités un jour, elle le mérite.

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« J’étais au trois Brasseurs hier!

 

Et ce n'est pas une blague! Non, non je ne suis pas déjà de retour en France et sur Lille.

C'est juste qu'il semblerait que les chtis aient programmé la conquête du Québec. J’étais donc bien Aux Trois Brasseurs hier, 1660 rue Saint Denis, Montréal Québec...pour boire un verre de Bay Breeze avec de la canneberge (fruit rouge local)...
Oui je sais, qu'est-ce que je faisais là bas? Homesick? Non pas vraiment (je mens mal). Curiosité, ça c'est sur. Et j'ai été servie!

D'aspect extérieur, on s'y croirait presque...mais une fois à l'intérieur. Certes, l'odeur de la flammekueche est reconnaissable. Mais, critch, critch (imitation du bruit de la pelure de cacahouète écrasée)...ici le sol est jonché de pelures de cacahouètes...mais littéralement...donc déjà, ce n'est pas très typique...

Ensuite, la carte est légèrement, mais alors légèrement différente : j'ai pu noter la présence de Sandwichs Wraps et l'absence...de Welsch...ahhhh sacrilège!!! Heureusement la carbonnade est fidèle au rendez-vous, mais je ne suis pas encore pressée de la tester. Les flamm's m'ont l'air correctes. La carte des desserts est ridiculement petite...5 choix à tout casser. La bière est bien là, les cocktails en plus. Je note aussi la présence d'Hambourgeois *sic*...à la bière *glop*...je veux bien que l'on soit pro langue française, mais là...hum, bref...
On trouve bien sur de la poutine, des nachos et....une liste de cafés divers et variés qui m'étonnera toujours pas sa longueur.

Lorsqu'un mètre de bière est commandé, on voit donc arriver le mètre suivi d'une personne tenant une cloche qu'elle fait sonner lorsque le mètre arrive à destination...ça doit être pour le folklore...en tout cas cela m'était inconnu en pays lillois!
L'ambiance est plutôt jeune et arrosée...aux vues du nombre de cocktails et de bières qui ont défilé devant moi.
Bref, je dis ça, mais plus je regarde la carte que j'ai ramené...plus j'ai envie d'y retourner pour pourquoi une flammekueche, une carbonade...

Ceci dit, la France est loin du Canada en ce qui concerne la consommation de bière par habitant...38,7 litres par personne contre 68. Mais c'est peut être aussi parce que par chez nous, on boit du vin...hip! »

Dimanche 8 octobre 2006

Nostalgie quand tu nous tiens.

Avant ce blog, j’en ai eu un autre. Oui Monsieur. Et qui plus est sur Montréal. Oui Madame. Ceux qui me connaissent depuis un petit moment doivent se souvenir de feu ce blog, à savoir « Do Canadians Have What It Takes ». Je vous aurais volontiers mis le lien en disponibilité sur cette page, mais le serveur n’est plus et je ne me vois pas le transférer, il perdrait son essence même.

J’ai donc décidé d’en faire des morceaux choisis pour rappeler de bons souvenirs aux anciens lecteurs et faire découvrir aux autres ce que j’ai vu de Montréal et ce que mes 4 mois en université m’ont apportés.

Je déclare ouverte cette nouvelle rubrique !


Et pour commencer, voici les étrangiosités :


"Voici une nouvelle rubrique qui viendra ponctuer les autres posts pour vous faire part des curiosités locales qui, pour nous, paraissent étranges car étrangères. J'espère vous faire découvrir ainsi toutes ces particularités savoureuses qui rendent tout voyage sur l'ile de Montréal (si si, c'est une ile) bien agréable.

Vous devez savoir une chose si un jour vous décidez de visiter Montréal et les alentours en voiture, c'est que les lumières (chez nous on dit feux rouges) ne sont pas disposées à l'endroit où l'on doit s'arrêter (ce qui parait logique pour nous), mais de l'autre côté du carrefour en question. Donc, si vous gardez vos bonnes vieilles habitudes et que vous ne voyez pas la ligne blanche au sol qui vous crie stoooop (enfin non ici on dit pas s'arrêter à un stop mais marquer un arret), un charmant automobiliste risque de vous demander de dégager votre char, tabarnak (oui oui tabarnak et pas autre chose).

De même, si vous demandez dans la rue votre chemin, on vous indiquera à quelle lumière il faut tourner. Et pour traverser la rue, point de petit bonhomme rouge et vert. Il faut donc regarder le feu...la lumière de la rue qui coupe celle qu'on traverse (vous me suivez là) et passer au vert (donc je récapépète "vert pour les voitures = vert pour les piétons"...étrange). Et là, le coup de la lumière de l'autre côté de la rue prend tout son sens!

Et comme d'apprendre toutes ces nouvelles choses (et de marcher trois plombes aussi) vous aura donné faim, vous vous dirigerez vers une sorte de mister pizza local qui ne vend pas des pizzas...mais des pointes...de pizzas. 2 pointes siouplé msieur! (oui normalement c'est suffisant pour caler un estomac). Au fait, les québécois parlent de pointes, car comme vous l'aurez remarqué leur langage est trés imagé, et surtout parce qu'une part de pizza, ça à quelle forme? allez je vous le donne en mille : un triangle!

Sur ce, je vous laisse, tout cela m'a donné faim..."

 
 
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